Extrait de Gandhi aujourd’hui, Collection Les Forums Terre du Ciel, Editions Jouvence (Avril 2007) :
De la danse à la philosophie gandhienne
« Lorsque j’étais enfant, mon père se battait pour la liberté aux côtés du mahatma Gandhi.
Comme il était très difficile pour ma mère d’élever ses cinq enfants, j’ai été envoyé en pension dans une école gandhienne.
C’était une école où nous vivions en communauté et où nous ne subissions aucune discrimination.
Un grand changement est cependant intervenu dans ma vie grâce à un perroquet.
En Inde, il n’est pas rare de trouver des personnes assises dans la rue avec une cage dans laquelle est enfermé un perroquet qui peut vous dire votre avenir.
Un jour, j’ai vu un de ces perroquets. J’avais une pièce de monnaie en poche pour envoyer une lettre à ma mère.
Cela a créé en moi un conflit sur la meilleure façon de dépenser cet argent !
Finalement, j’ai opté pour le perroquet : j’avais trop envie de connaître mon futur.
Le propriétaire a demandé au perroquet de choisir pour moi une des cartes dont il disposait.
J’attendais avec anxiété de connaître mon avenir. « Vous allez devenir un grand artiste » m’a dit cet homme.
J’ai alors pensé qu’il me fallait apprendre la danse et la musique.
J’ai fait pression sur mes parents et je suis finalement allé dans une école de danse classique pour y apprendre le kathakali, la danse traditionnelle du Kerala.
Je raconte cela pour dire combien enfant, j’ai passé du bon temps.
J’ai chanté et dansé à travers tout le pays.
Mais à un moment j’ai réalisé que la danse était pour les classes moyennes et je me suis demandé ce que je faisais, moi, pour les plus pauvres.
J’ai alors décidé d’aller à l’ashram de Gandhi à Sevagram, près de Wardha.
J’y ai fait des études d’ingénieur agricole parce que je voulais aider les paysans.
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